Déclaration d’amour…

Bonjour,

Des histoires naissent les légendes, des fausses vérités les rumeurs & de la norme culturelle la fausse certitude.
Je ne suis pas là pour convaincre, prouver, juger ou justifier ce qui va suivre dans cet article, ni vous prouver que ma démarche est la plus louable des entreprises, pas du tout même, je veux simplement expliquer, avec mes mots et mon état d’esprit mes convictions qui m’ont amené à devenir un jour végétarien puis très récemment vegan/végétalien (définition du terme vegan : mode de vie fondé sur le refus de l’exploitation et de la cruauté envers les animaux. Au-delà de l’adoption d’un régime alimentaire végétalien, le véganisme condamne la consommation ou l’achat de tout produit issu d’animaux ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille, cosmétiques, loisirs, etc.)).
Je veux simplement poser des mots sur mes convictions, et ainsi expliquer mon point de vue strictement personnel aux gens qui me lisent sur mon blog et à mes proches (parents, amis, connaissances)…
Je sais que dans les jours, mois & années à venir je devrais assurément « subir » les interrogations, les moqueries voire des grimaces de gens qui ne comprennent pas le fait qu’un Homme (dans les deux sens du terme, espèce et personne) puisse devenir végétarien et « pire encore » vegan, et qui ne comprendront malheureusement peut-être jamais.
Alors, j’essaye de poser ces quelques phrases dans le simple but de vous éclairer sur ce sujet et sans entrer dans la promiscuité et ce tout que cela peut englober.
Sans idée romantique, prenez presque ce qui suit comme une déclaration d’amour.
Merci…
J’ai toujours éprouvé cette incroyable attirance pour les « faibles », les derniers de la classe, les opprimés de la rue, les braves et les causes perdues.
Petit, j’aimais le pistolet du cowboy mais je préférais déjà les Indiens et leurs tribus.  Leurs valeurs, leur défense éperdue de leur Terre et l’aspect tribal, solidaire et protecteur. Plus grand, j’ai vite préféré les équipes sportives dites de « loosers ». J’aime et j’aimerai toujours le côté héroïque du « combat » perdu d’avance… Il y a bien plus de charme dans l’espoir de ne pas perdre que de vouloir à tout prix gagner jusqu’à ne plus connaître le goût amer de la défaite.
Suis-je clair ? Je ne sais pas trop, mais cela pose la base de ma réflexion.
Puis j’ai grandi, j’ai découvert le monde cruel de l’adolescence, j’ai « évolué » en écoutant des groupes de musique « punk » où les idées, quoi qu’on en pense, sont très intéressantes dans le domaine des convictions, des « valeurs » si vous voulez, du développement et de l’esprit. Je parle de valeur à la même échelle qu’un groupe de passionnés d’écologisme qui évoluent ensemble ou des amoureux de la randonnée. (Petit exemple : lorsque l’on aime se retrouver en pleine campagne avec ses amis, on a généralement un attrait pour la nature, la faune & la flore). Et bien dans ces groupes de rock « engagés », il y avait (et il y a toujours) des valeurs, bonnes ou mauvaises à vous de vous forger votre propre opinion, où j’ai rencontré, croisé des groupes qui militaient pour la Cause Animale. Je sais, cela paraît étrange pour les gens totalement étrangers à ce genre  de musique, et il est difficile de croire que des jeunes tatoués, percés et « rebelles » peuvent s’intéresser au bien-être des animaux ou à l’écologie, la politique, la pensée intellectuelle, mais je vous conseille de fouiner sur Internet si vous le désirez et vous verrez que je n’ai pas tout à fait tort (Tapez Youth Of Today, Sick Of It All, Heaven Shall Burn, Have Heart etc).
Bon bref, poursuivons…
J’ai donc connu quelques groupes militants pour la Libération Animale (terme un peu guerrier mais n’ayez pas peur, c’est à interpréter de manière « philosophique ») et je suis devenu végétarien puis plus ou moins engagé en faisant de petites actions en ce sens (distribuer des tracts, manifester devant les cirques avec animaux, signaler les conditions d’élevage etc.). Avec du recul, lorsque je suis devenu végétarien en 1998, je n’ai pas rendu service à cette cause, car j’étais « jeune », rempli de rage et mauvais communicant. J’ai même refusé des fêtes où l’on allait sacrifier un cochon et testé une « probable » petite amie en la défiant mesquinement de manger un kebab devant moi… Pour l’histoire, elle a mangé son sandwich devant moi, et je me suis juré de ne jamais la recontacter. Quel idiot !
Par la suite, j’ai plus ou moins arrêté de militer (un bien grand mot) et j’ai même ré adopté le régime omnivore durant un an.
Et puis ma « sensibilité » et une certaine maturité m’ont rattrapé et je me suis rendu compte que le régime végétarien m’apportait un certain équilibre de pensée. Je ne pouvais plus accepter de manger de la chair et cautionner ce que l’Homme pouvait infliger à un animal sous couvert d’un besoin naturel, culturel et vital. Mais sans entrer dans l’obsession, je me devais d’assumer toutes ces idées qui réunies, ont fait ce que je vous avoue à ce jour.
J’explique : je pars du principe, que si nous sommes ici en tant qu’espèce à part entière, c’est avant toute chose, car Dame Nature cherchait un équilibre entre les formes de vie sur terre. L’Homme s’est selon moi trompé le jour où, avec ses envies de grandeur et de confort, a décidé de produire de manière industrielle de la viande et ses dérivés (peaux, cuir, fourrure, œufs et toutes les « choses » provenant d’un animal). Je rappelle tout de même que les êtres humains ont recopié le modèle de fabrication de la Ford T afin de l’adopter dans les mêmes principes et dans un but simple et efficace de produire vite, de manière rentable et à terme de créer du bénéfice. Adéquation mathématique basique pour une personne totalement nulle en mathématiques et en logique…
J’ai beaucoup réfléchi, de longues heures, des soirées entières, sous la douche, dans le métro, dans de soirées ou devant ma télévision à la question suivante : Dois-je devenir végétalien afin de respecter mes convictions, mes croyances et mon empathie pour les êtres vivants ? Dois-je m’exclure culturellement (sortie resto, achat de mes produits cosmétiques, repas de famille, courses alimentaires ici et là) même si cela ne va pas dans la bonne direction vis à vis d’autrui ? L’exclusion est pourtant une source d’ennuis…  Dois-je expliquer à mon entourage, collègues, futures collègues, connaissances passagères de mon régime alimentaire, politique (car c’est un choix évident politique si on y réfléchit) et philosophique ?
J’ai longtemps cru que je devais m’adapter aux situations, aux gens etc. Mais « j’ai vu » trop d’abominations, de documents accablants, d’images et de sons horribles sur le traitement que l’on inflige aux animaux.
J’aime la vie… C’est probablement idiot de dire ça mais j’aime savoir une vache libre dans « sa » prairie, un chien libre plutôt qu’enfermé dans une cage d’un laboratoire pharmaceutique tout comme une poule pondeuse ou « dite » à viande en attendant d’être découpée pour nos beaux restaurants KFC ou autres « ennemis ».
J’ai donc décidé de franchir le pas. Un pas immense pour moi, pour vous (mon entourage) mais aussi pour les animaux (Statistique idiote mais facétieuse : une personne végétalienne sauverait indirectement 9O animaux par an).
Aujourd’hui, j’ai pris la décision de ne pas imposer mon régime aux gens, mais de le faire accepter avec ou sans compréhension, avec ou sans justification et avec une note de « respect » simple pour vous et moi.
Je suis fier de mes convictions, je ne veux pas m’exclure ni vous faire croire qu’un vegan ne peut apprécier un bon repas, car nous mangeons juste autrement, mais aussi délicieusement qu’un omnivore  apprécie son foie gras, moi je dégusterai mon pâté de champignons ou une galette de quinoa à la sauce épicée accompagnée de petits légumes grillés…
Je lisais pas plus tard qu’avant hier, une citation dont j’ai oublié son auteur : « Un vegan peut se réclamer de la tribu de « ceux » qui savent… ». Et bien je sais qu’on peut vivre différemment, en osmose avec ses pensées et croyances.
Je ne veux pas faire partie des gens qui ignorent ce qu’on peut infliger à un animal juste par goût, par confort ou par désir.
J’espère ne pas avoir « choqué » quiconque et ne pas avoir étalé ma vie privé. Ce serait un comble.
J’avais envie d’écrire ces quelques lignes pour expliquer ma « pensée », mais aussi pour m’encourager à réaliser un vœu assumé qui me trottait dans la tête depuis des années et peut-être faire avancer un débat que nous partagerons un jour prochain.
Go Vegan, Go Life !
Take care…
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