Les girouettes, on leur coupe la tête…

Bulletin publié en janvier 2011.

Bonjour,

Les médias sportifs me fatiguent. Leurs discussions contradictoires m’irritent et ces retournements de veste, ces changements de discours un jour sirupeux, élogieux lorsque les chevaliers reviennent d’un « combat » perdu d’avance (O.M / Lille O.S.C), gagné 1-2 par les Dogues, tantôt négatif, pathétique et sans concession face à un club au jeu façon boucher/soviétique où la finesse rime avec quadriceps (MONACO / Lille O.S.C), me donnent une bouffée de colère qui donne l’envie de revenir sur deux points sensibles que nous avons dans le monde du football.

Petite précision, le sujet des girouettes médiatiques n’est pas un cas isolé et propre à l’équipe de Lille, il est même bien loin d’être unilatéral (Bordeaux en a souffert au début de l’ère Laurent Blanc, Rennes cette année, Toulouse il y a 3ans etc.).

Le Monde du football allie virilité écervelée et business indécent.

C’est un fait. Et ma part d’hypocrisie assimile, digère et accepte cet intolérable flux de pognon et de luxe juste afin d’assouvir ma passion dévorante pour ce club de Lille. Je le développerai dans la 2ème partie.
J’accepte un peu moins la place illégitime de ces abrutis de « passionnés » que nous appelons Footix qui pensent probablement qu’acheter la tirelire du club ou la housse de couette est un acte de supporterisme justifié.

Ces gens sont plus que la gangrène du jeu.

J’explique : Le footix aime le sport, le vrai. Pas l’identité de tel ou tel club. Le Jean-François des tribunes mange, crie, s’habille football mais à un titre de consommateur. Il se rend au stade ou au bar du coin armé de son écharpe, le maillot, le briquet, chaussettes et casquette aux couleurs du club.
Il est parfois CSP +, marié avec des kids, et respire la sympathie du samedi soir après 23H00 jusqu’au samedi suivant 19H00. Mais il ne respire pas la culture. J’entends par « culture » et cette définition m’appartient que le type comme moi aime « sincèrement » son club. Son équipe, son environnement, son histoire, ses atouts et ses faiblesses (dans le cas du L.O.S.C, nos faiblesses sont mises plus en avant… Admirez ce palmarès pas trop dégueulasse mais qui pue la poussière).
D’une saison à l’autre, il n’ira pas chanter « Issa Nissa ! » puis l’année d’après « Marseille trop puissant ! ».

J’aime « mon » club pour les raisons expliquées il y a quelques mois sur cette page. J’ai ce sentiment d’appartenance et d’identification au club Lillois. Mon grand père me parlait « des Dogues » de son époque à la manière que l’on raconte des histoires pour enfant. Je me souviens aussi très bien des yeux émus d’un passionné fidèle…

Le footix lui, aime le sport, et c’est un droit d’aimer le sport. Mais c’est une faute de goût de pleurnicher des commentaires de tocards depuis les tribunes, d’insulter ou de lancer des peaux de banane (au propre comme au figuré) sur son attaquant inefficace samedi 2, et ensuite le couvrir de louanges le samedi 9. C’est aussi une faute de goût, non passible de poursuite judiciaire dans le Droit Français, de s’habiller comme ici et .

Ces gens attirent les projecteurs des télés assoiffées d’images festives et « vendeuses ». ça respire la joie simple et la pauvreté d’esprit (Je précise, c’est mon avis). Alors cette analyse est certes un peu cruelle, mais l’origine de cette rancœur est simple : Répéter sans cesse, que « Non le supporter de football n’est pas uniquement comme illustré sur ces photographies. Il peut donner un sens à sa passion, à son « Amour » pour un club, qu’il soit bon, mauvais, « ancienne gloire », insipide ou médiatique ».

Us Vs The world…

Les « romantiques » (c’est ainsi que nous sommes appelés dans notre grande famille du Foot et je n’approuve pas entièrement cette douce appellation) doivent encaisser et expliquer sans cesse, son approche plus irrationnelle et génétique du « supporterisme ».

A l’ancienne.

Si nous commencions par faire un pas en arrière, se retourner vers les premières heures du Football, puis se demander en quoi ce jeu attire autant de monde ? Tant de riches comme de pauvres, de je ne sais pas qui ou quoi ?
Déshabiller de toute médiatisation, de sponsors milliardaires et starification de tel ou tel joueur, l’amour du jeu et d’un club n’en vaut-il pas la peine ?

A mon sens, oui.

Prochaine partie : Les girouettes du business : Abramovich est un riche, Dassier de la télé, et RMC débat (de pseudo) d’idées.

Dernière note : Les « guerres de clochers » sur canapé ou bien planquées au coin d’une rue et sans danger pour autrui méritent un tout autre sujet.

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