Un jour, j’ai dit « Ce sera Lille O.S.C »…

Bonjour,

« Don’t give up ! » nous disait Kate Bush avec Peter Gabriel en 1986.

« Don’t give up cause you have friends… ».

C’était beau à l’époque, pour un gamin qui n’avait pas encore capté grand chose à ces codes de la scène ou de la rue (sic). Mais je savais déjà que « Don’t Give up » voulait dire des trucs cool. J’ai même probablement gravé cet encouragement sur un coin du mur de ma chambre 4/5 ans après lorsque les frères sentaient déjà le roussi et que les filles me faisaient comprendre qui dictaient la règle.
Alors merci Peter et Kate pour tout ce déballage de mots.
« don’t give up

‘cos you have friends
don’t give up
you’re not beaten yet
don’t give up
I know you can make it good… ».

Mais j’avoue qu’avant mes 14/15 ans et les aventures pas trop talentueuses que j’ai glané, j’avais une autre préoccupation qui, lorsque vous avez 8 ans, représente bien plus qu’un Pepsi au bar hype de Montdidier ou un passage en 3ème avec le soutien sans faille du corps enseignant.
Cette préoccupation s’appellait LOSC. De 1986 à 2010 et jusqu’au dernier souffle, ce sera Le LOSC. Le Grand Lille, Les Bourgeois du nord, les caniches ou les Dogues. Appelez les comme vous le désirez… C’est Lille et rien que CE FICHU Lille.
On peut s’amuser à aimer les Hammers ou chanter Forza Roma avec honnêteté, Lille restera ma plus belle fiancée.
Alors merci à Marcel NOIRET, mon grand-père, qui un soir de « branlée » télévisée (époque où Lille passait une fois par an sur le petit écran…), m’avait apporté les bases de ce coup de foudre d’une vie. Les prémices d’une dépression silencieuse et un sentiment de revanche année après année.
J’en ai subi des sales notes, en sport pour commencer, en D.S de maths et en réputation de cour de récréation. Et là où j’ai grandi on supporte pas le bourgeois du LOSC. On revendique son sang pour les Lensois, son manque d’or pour les mines, mais c’est populaire et ça joue bien mieux que chez la bande à Jacob Friis Hansen… Dans l’autre schéma du supporter rural (raisonnement moins « support your local heroes »), on aime Marseille ou Paris.. pourtant bourgeois à mi-temps, mais du moment que tu supportes pas ces loosers de Lille, ça passe à la récré.
Pas avec moi. Dès le soir où ces perdants de Lille ont rallumé la nostalgie de mon grand-père, j’ai fait l’anglais. J’ai repris le business de la prunelle de mes yeux. Je me souviens encore des « Tu sais mon petit, à mon époque, les Dogues faisaient trembler la France, et si à l’époque la coupe d’Europe avait existé, Lille serait le grand d’Europe…. »
Allez sur les stats pas possible de n’importe quel site, ou parlez aux anciens. en 1950 le LOSC ça faisait peur, ça broyait du Racing ou du Reims sans aucune pitié. Et ouais. Et moi j’ai plongé dedans, alors qu’une mise en plac tactique en 4-4-2 ça me dit rien.
En 1986, ça fait moins rêver les cons du Nord, le maillot Peaudouce et les places de déshonneur à répétition. Mais les indiens ça fait pas rêver non plus ?
Alors on les aime quand même. Mes indiens à moi étaient des petits Lillois.
Des petits devenus pas trop moches.
Des petits de la ville qui me font rêver.
C’est l’année du titre. 2010/2011.
On revient à une époque nostalgique où les souvenirs sont seulement aux années 80, aux exploits en demi de coupe de France et aux rushs d’un soir.
Mais ça a le mérite de rappeler à quel point nous étions mauvais, mais fidèles…
Merci.
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