The WIRE motha’ fucka’ !!!

Bonjour,

The Wire… Baltimore (B-more) pour les initiés, ses tours, ses gangs, son idée de la justice, une cité morte coincée entre D.C et Philadelphie, ville du Maryland là où les corbeaux volent sur le dos afin de ne pas être confrontés à la misère… Baltimore et sa communauté noire (65% de la ville est d’origine afro), ses flics qui rôdent, ses dockers au sang polonais qui se réveillent tôt le matin sans savoir si le boulot frappera à la porte et avec pour seul petit déjeuner, une pinte de mauvaise bière agrémentée d’un œuf et/ou d’un shot de whisky.

Ah… B-more… Tu me parles tellement plus depuis que l’ami Bruno M. m’a gentiment incité à me pencher sur ta plus belle œuvre : THE W I R E…

Amis de la série viscéralement bien fichue, sans explosion inutile, mais avec finesse quasi littéraire et ses longues scènes pleines de désolation, vide artificiel, presque sous-cultivée et rongée par l’abandon…

The WIRE c’est aussi des personnages incroyablement riches en caractère, avec fardeaux, complexes mais d’une richesse improbable. Une série qui m’a rendu tout d’abord sceptique, le temps pour de m’y adapter car ici au tout premier abord, rien n’est sensationnel, et comme toute série TV, il nous faut une période d’observation.

Cette « observation » m’a pris une saison entière, je l’avoue, mais quel régal et quel réalisme. Je m’emballe comme souvent dès qu’il s’agit de parler de ces trucs dans la vie qui ma « parlent », mais nous avons ici une série au bord du chef d’œuvre contemporain.

Je m’avancerai presque en vous confiant que les ficelles du scénario, la « connexion » naturelle qui s’empare du quotidien de nos personnages, bons, mauvais ou très vicieux me rappellent LA série… The SOPRANOS… Attention, je ne dis pas que la relève prend le dessus, non, mais qu’elle peut faire office de parallèle presque paternel.

Pas de comparaison, juste l’impression forte, que Les scénaristes de The WIRE sont incroyablement fins et certains de leur fait.

Je n’ai pas encore terminé cette grandissime œuvre nouvelle (début des années 2000), mais pour vous dresser un bref topo, chaque saison propose une thématique :

La première oppose une équipe de police (appelons les nos héros) face au gang de l’ouest de Baltimore, qui dealent aux Tours de la cité la plus moribonde et abandonnée par ses citoyens, politiciens, la deuxième nous emmène aux docks de la ville, ses trafics, ses batailles syndicalistes, la troisième nous fera visiter les mécanismes de la bureaucratie et des responsables municipaux et donc policiers sans oublier le développement des gangs en guerre. Etc etc.

Le tout relié magistralement par nos flics alcoolisés, carriéristes, pourris, sans aucun calcul prémédité pour certains, et manichéens pour les plus assoiffés de connerie de paresse ou de pouvoir. Au choix, mais eux-mêmes reliés par les écoutes téléphoniques.

 

A cette heure-ci, je savoure car il me reste deux saisons à découvrir et mon ami Bruno M, bien que parti de notre collocation épisodique a su me rendre complétement addict à Mc Nuelty, Omar, Bell et ses brebis  ainsi qu’à cette ville « crad » que « la belle » Amérique a appris à oublier, et à nous faire oublier.

Terminons par une jolie citation de Slim Charles, homme de main d’un des gangs : « We fight on that lie ».

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